Vous voulez une climatisation mais la facture vous inquiète. Voici un chiffre mesuré sur des ménages français. Une climatisation fixe consomme en moyenne entre 240 et 290 kWh par an, selon l’enquête CONSER d’EDF Recherche et Développement de 2022 que cite l’ADEME. C’est une moyenne, pas une prédiction pour votre logement. Ce chiffre dépend de la puissance de l’appareil, de son efficacité, de l’isolation du logement et surtout de vos réglages. Dans cet article, nous parlons en kWh, jamais en euros, parce que le prix du kWh change avec chaque contrat. Et la climatisation de votre voiture, qui revient souvent dans les recherches, c’est encore un autre sujet, nous le laissons de côté ici.
Ce qui fait la consommation d’une climatisation, puissance, SEER et Inverter
Première chose à comprendre. La puissance de refroidissement en kW inscrite sur la fiche produit n’est pas l’électricité consommée. C’est la chaleur que l’appareil peut retirer de la pièce, pas l’électricité qu’il tire du compteur. Les deux ne se confondent jamais.
Le règlement européen d’étiquetage des climatiseurs, le règlement délégué (UE) n° 626/2011, s’applique aux appareils fonctionnant sur secteur dont la puissance de refroidissement ne dépasse pas 12 kW. Il définit le SEER, le coefficient d’efficacité énergétique saisonnier, comme la demande annuelle de refroidissement de référence divisée par la consommation d’électricité annuelle pour le refroidissement. Dit autrement, plus le SEER est haut, moins l’appareil consomme d’électricité pour produire le même froid. La classe A+++ demande un SEER d’au moins 8,50.
Vient ensuite la technologie Inverter. L’ADEME la décrit comme un moyen de rendre les appareils plus économes en énergie, grâce à un meilleur contrôle de la puissance et de la gestion des écarts de température, et elle limite aussi les courants d’air froid.
Reste le bâtiment et l’usage. L’ADEME le rappelle, la consommation dépend de multiples facteurs, la puissance de l’appareil, son efficacité énergétique, la surface à rafraîchir, l’isolation du logement, la technologie utilisée et la situation géographique. Deux logements identiques sur le papier ne consomment pas pareil. Une climatisation réversible est d’ailleurs une pompe à chaleur air-air. Son fonctionnement en hiver est un autre sujet, que nous traitons à part.
Peut-on connaître la consommation par jour de sa climatisation ?
Il n’existe pas de consommation par jour valable pour tous les logements, et nous ne diviserons pas une moyenne annuelle par un nombre de jours pour en fabriquer une. Ce que l’on sait mesurer, c’est l’année. Une climatisation fixe consomme en moyenne de 240 à 290 kWh par an, un climatiseur mobile près de 710 kWh par an, selon l’enquête CONSER de 2022 citée par l’ADEME, menée sur un échantillon représentatif des ménages français.
Pour votre appareil précis, lisez la fiche produit. Le règlement impose d’y inscrire la consommation annuelle d’électricité en kWh par an, déterminée sur la base de résultats obtenus dans des conditions d’essai normalisées. La fiche précise elle-même que la consommation réelle dépend des conditions d’utilisation et de l’emplacement de l’appareil. Ce chiffre annuel est calculé pour 350 heures équivalentes à pleine charge par an, ce qui n’est pas un nombre d’heures de marche, l’appareil tourne bien plus longtemps à puissance réduite.
Ce chiffre ne prédit pas votre compteur. Il sert à comparer deux appareils placés dans les mêmes conditions d’essai, et il compte aussi les modes veille et arrêt. Pour connaître la consommation d’une journée chez vous, une mesure vaut mieux que tous les calculs. Relevez votre compteur, ou l’espace client de votre fournisseur d’électricité, le matin et le soir d’une journée où la climatisation tourne, puis faites la même chose un jour comparable sans la faire fonctionner. Si le reste de votre consommation est semblable d’un jour à l’autre, l’écart entre les deux journées donne une estimation de ce que votre climatisation consomme, avec votre consigne et vos horaires.
Et une maison de 100 m², alors. L’ADEME répond qu’il est difficile d’estimer cette consommation. Selon la région, l’isolation, la surface à climatiser et le type d’équipement, elle peut varier sensiblement.
Dernier point, le fabricant le rappelle dans le mode d’emploi d’un climatiseur mural Daikin, une marque que nous posons, même éteinte l’unité consomme encore de l’électricité.
Les réglages qui font la différence
Le réglage qui pèse le plus, c’est la consigne de température. En réglant la climatisation à 26 °C au lieu de 23 °C, vous pouvez diviser les besoins de refroidissement par 3, selon l’étude Izuba Énergies réalisée pour l’ADEME. L’ADEME préconise d’ailleurs 26 °C au minimum. Attention, les besoins de refroidissement ne sont pas votre facture. Mais moins il y a de froid à produire, moins l’appareil consomme d’électricité.
Autour de la consigne, l’ADEME conseille quelques gestes simples.
- Ouvrir les fenêtres en soirée, la nuit et au petit matin pour créer des courants d’air
- Éteindre la climatisation aux heures les plus fraîches
- Fermer les fenêtres avant que la température extérieure dépasse celle du logement
- Fermer les volets avant que le soleil tape sur les fenêtres
- Limiter les émissions de chaleur des ordinateurs, consoles de jeux et du four
- Ne climatiser que les pièces occupées
Votre télécommande offre aussi des leviers, qui dépendent de votre appareil. Prenons l’exemple du mode d’emploi d’un climatiseur mural Daikin, une marque que nous posons. Son mode Econo limite la consommation d’énergie maximale en bridant la vitesse de rotation du compresseur, et si la consommation est déjà faible il ne la réduit pas davantage. Le réglage de nuit, associé à la minuterie d’arrêt, relève de lui-même la consigne de 0,5 °C en rafraîchissement pour éviter un refroidissement excessif. La minuterie se programme de 1 à 12 heures. Votre notice dit lesquels de ces réglages existent sur votre modèle.
Pensez enfin aux filtres. Pour ce même mural Daikin, le fabricant recommande de les nettoyer toutes les 2 semaines. Un filtre propre, c’est un appareil qui travaille dans de meilleures conditions. Et si l’air est surtout moite, le mode séchage diminue l’humidité de la pièce, nous l’expliquons dans le mode dry et ce qu’il fait vraiment. Avant une longue période sans utilisation, le même mode d’emploi demande d’ailleurs d’arrêter le fonctionnement, de couper le disjoncteur et de nettoyer les filtres.
Mural, multi-split, gainable, la climatisation qui consomme le moins
Les sources réunies ne permettent pas de départager un mural, un multi-split et un gainable, l’enquête citée plus haut ne distingue que le fixe du mobile. C’est la seule différence vraiment mesurée. L’ADEME ajoute que les climatiseurs mobiles sont généralement moins efficaces, plus bruyants, et qu’ils consomment beaucoup plus d’électricité. La classe A y est la moins bonne autorisée sur le marché. Attention aussi, les étiquettes des mobiles et des fixes affichent des classes qui se ressemblent, mais l’ADEME précise qu’elles reposent sur des exigences et des tests de performance différents.
Entre appareils fixes, nous n’avons pas de chiffre qui tranche. Les facteurs documentés par l’ADEME restent les mêmes, puissance, efficacité, surface, isolation, technologie et région, auxquels s’ajoute votre consigne. Pour comparer les trois familles, nos fiches décrivent chacune son usage, l’unité murale, le multi-split et la climatisation gainable.
Ce que l’ADEME conseille, c’est de ne climatiser que les pièces occupées, et de tenir la consigne. Mieux vaut climatiser une maison pièce par pièce que tout rafraîchir en même temps, et le raisonnement vaut aussi pour une climatisation d’un appartement.
Faire dimensionner avant d’acheter
Le règlement le dit lui-même, la consommation réelle dépend des conditions d’utilisation et de l’emplacement de l’appareil. C’est pourquoi nous réalisons les dimensionnements des installations suivant les réglementations thermiques, c’est ce que comprend notre étude avant le devis. Pour comprendre la démarche, voyez comment calculer la puissance nécessaire. Toute intervention sur le circuit frigorifique est réservée aux entreprises qui détiennent l’attestation de capacité, c’est le cadre dans lequel nos techniciens travaillent.
Depuis 1993, nous installons, maintenons et dépannons des climatisations Daikin, LG, Technibel et Mitsubishi. Avant de choisir un appareil, faites étudier votre besoin par notre équipe, c’est le meilleur moyen de ne pas consommer plus d’électricité que nécessaire. Obtenir mon devis gratuit. Pour en discuter avec un technicien, composez le 01 47 99 92 36. Nous intervenons à Paris et en Île-de-France, la climatisation dans l’Essonne et la climatisation en Seine-et-Marne font partie de nos secteurs.
Questions fréquentes
Est-ce que la climatisation consomme beaucoup d’électricité ?
Une climatisation fixe consomme en moyenne de 240 à 290 kWh par an, un modèle mobile près de 710 kWh par an, selon l’enquête CONSER citée par l’ADEME. Le réglage compte énormément. En passant la consigne de 23 à 26 °C, vous pouvez diviser les besoins de refroidissement par 3.
Faut-il laisser tourner sa climatisation en continu ?
L’ADEME conseille plutôt de l’éteindre aux heures les plus fraîches et d’aérer, en ouvrant les fenêtres le soir et la nuit. La journée, fermez volets et fenêtres pour empêcher la chaleur d’entrer. Pour piloter tout cela sans y penser, regardez ce que propose votre télécommande, sur un mural Daikin par exemple la minuterie et le réglage de nuit qui lui est associé, qui relève de lui-même la consigne de 0,5 °C en rafraîchissement.
Le mode dry consomme-t-il moins ?
Le mode séchage diminue l’humidité de la pièce, c’est ce qu’indique le mode d’emploi. Le fabricant ne chiffre pas sa consommation, nous ne dirons donc pas qu’il consomme moins. Il rend surtout service quand l’air est moite plus que chaud. Pour vraiment peser sur la consommation, le levier documenté par l’ADEME reste la consigne à 26 °C.